Salle obscure - cover

Un peu de fumée bleue...

Dessin: Pellejero
Scénario: Lapière
Année: 2000
Editeur: Dupuis
Collection: Aire Libre


Résumé:

Ils ne se connaissent pas depuis longtemps. Quelques heures peut-être. Elle ne dit rien. Une pause dans la conversation. Dans le monologue, devrait-on dire. Lui respecte le silence qu'elle a imposé doucement. La fumée bleue s'étire, languide, effaçant les mots inscrits sur la cigarette. Des vers de Tristan Corbière. Qui disent l'amour qu'elle portait à un homme aujourd'hui anéanti par ses souffrances. Reste deux cigarettes. Deux autres vers. Le récit n'est donc pas achevé. Il va reprendre quand elle le décidera. Quand elle sera prête. En attendant, lui a le regard tristement rêveur.

Texte © Dupuis

Ruben Pellejero

l'auteur

Tout un paquet de clichés sont généralement, ici, accolés à l'Espagnol. Vous les connaissez : fier, macho, ténébreux,…
Dites-vous bien que Ruben ne correspond à aucun de ces clichés. C'est un artiste, empreint de sérénité, de charme et de culture. Il y a, chez lui, une douceur d'âme que l'on retrouve assez bien dans ses pages en couleurs directes. Même les scènes les plus violentes ont une patine qui les rendes emblématiques, qui les empêchent d'être simplement triviales. Et c'est bien là toute la force de Ruben, son dessin est un puit à émotions.
Ruben est bien évidemment d'une grande exigence avec lui comme avec les autres, mais, là aussi, une sorte de voile de soie en atténue la sévérité et toutes ses remarques semblent naturelles et aller de soi. Et l'on s'y soumet avec plaisir.
Peu après la fin de « Un peu de Fumée Bleue », il m'a fait visiter sa ville ; Montjuic, la Sagrada Familia, le Palau de la Musica Catalana, le Palau Guëll , la Pedrera, la plaça Clavé (que nous avons rebaptisé place Pedro Almodovar),etc… Ce faisant, il m'a interdit formellement de me rendre au parc Guëll, parce que des voyous avaient décapité deux lézards et qu'il ne voulait pas que je vois cet endroit splendide ainsi saccagé. Exigeant, je vous dis. Et, tout compte fait je reviens sur ce que j'ai dit, assez fier. De Barcelone.

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